Pourquoi utiliser le lieu de travail pour promouvoir une alimentation saine et l’exercice physique ?

Pourquoi utiliser le lieu de travail pour promouvoir une alimentation saine et l’exercice physique ?

Pourquoi utiliser le lieu de travail pour promouvoir une alimentation saine et l’exercice physique ?

Aucun commentaire sur Pourquoi utiliser le lieu de travail pour promouvoir une alimentation saine et l’exercice physique ?

La promotion de la santé sur le lieu de travail (PSLT) s’est en général focalisée sur une approche individuelle consistant à réduire les comportements à risque tels que :

  • la consommation de tabac;
  • la sédentarité;
  • les défauts de l’alimentation;
  • les autres comportements à risque (1,2).

Les programmes de PSLT offrent la possibilité de toucher une part importante des adultes salariés (3). Ils constituent également un moyen efficace de promouvoir un mode d’alimentation favorable et une activité physique régulière, et il conviendrait d’investir des efforts en faveur de leur emploi afin d’améliorer les habitudes alimentaires et d’exercice physique des populations laborieuses (4-6).

Il existe de multiples niveaux d’influence qui permettent d’influencer les comportements en matière de santé sur le lieu de travail. Ils vont d’actions directes (éducation à la santé, amélioration des disponibilités en produits sains, renforcement des possibilités d’exercice physique) à des actions indirectes, consistant par exemple à favoriser le soutien social et à adapter les normes sociales, ou à promouvoir les comportements favorables à la santé (7).

On peut également relier la promotion de la santé sur le lieu de travail à des actions plus larges menées sur ce lieu et visant à appuyer la santé des salariés, par exemple :

  • des initiatives concernant la santé et la sécurité professionnelles (8);
  • des programmes de gestion des invalidités (9);
  • des programmes d’aide aux employés (10)

Le lieu de travail permet en outre de planifier des programmes de promotion de la santé avec la participation des salariés, et d’établir des priorités en fonction :

  • de l’évaluation par les salariés de leurs besoins;
  • des comportements liés aux plus fortes baisses de mortalité et de morbidité,
  • aux plus fausses hausses des invalidités, et aux diminutions de la productivité
  • du travail;
  • du potentiel de réduction des coûts liés aux effets sur la santé (1, 11, 12).

Les cadres dirigeants devront se préoccuper de lancer des programmes de promotion de la santé sur le lieu de travail, et ce pour diverses raisons :

  • renforcer les comportements favorables à la santé;
  • réduire les coûts des soins médicaux et des invalidités;
  • accroître la productivité des salariés et améliorer l’image de l’entreprise (1, 13).

 Ces raisons ont toutes les chances de correspondre de près aux objectifs d’activités de l’entreprise à court et long terme. Il est essentiel que les avantages perçus à retirer des programmes de PSLT soient conformes aux objectifs globaux d’activité, afin qu’ils puissent être approuvés dans un premier temps, et maintenus par la suite (1).

Références

1 O’Donnell MP. Employer’s financial perspective on workplace health promotion. In: O’Donnell MP, ed. Health promotion in the workplace, Toronto, ON, Delmar Thomson Learning, 2002:23–46.

2 LaMontagne A. Integrating health promotion and health protection in the workplace. In: Moodie R, Hulme A, eds. Hands-on health promotion. Melbourne, IP Communications, 2004:285–298.

3 Linnan L et al. Results of the 2004 national worksite health promotion survey. American Journal of Public Health. (published November 2007).

4 Shepard RJ. Worksite fitness and exercise programs: a review of methodology and health impact. American Journal of Health Promotion, 1996, 10(5):436–452.

5 Sorensen G, Linnan L, Hunt MK. Worksite-based research and initiatives to increase fruit and vegetable consumption. Preventive Medicine, 2004, 39(Suppl. 2):S94–S100.

6 Engbers LH et al. Worksite health promotion programs with environmental changes: a systematic review. American Journal of Preventive Medicine, 2005, 29(1):61–70.

7 Stokols D, Pelletier K, Fielding J. The ecology of work and health: research and policy directions for the promotion of employee health. Health Education Quarterly, 1996, 23(2):137–158.

8 Sorensen G et al. A comprehensive worksite cancer prevention intervention: behavior change results from a randomized controlled trial (United States). Cancer Causes and Control, 2002, 13:493–502.

9 Williams RM, Westmorland M. Perspectives on workplace disability management: a review of the literature. Work, 2002, 19(1):87–93.

10 DeJoy D, Southern D. An integrative perspective on worksite health promotion. Journal of Occupational and Environmental Medicine, 1993, 35(12):1221–1230.

11 Partnership for Prevention. Healthy workforce 2010. An essential health promotion sourcebook for employers, large and small. Washington, DC, Partnership for Prevention, 2001.

12 Harris JS, Fries J. The health effects of health promotion. In: O’Donnell MP, ed. Health promotion in the workplace. Toronto, ON, Delmar Thompson Learning, 2002:1–19.

13 Shephard RJ. A critical analysis of work-site fitness programs and their postulated economic benefits. Medicine and Science in Sports and Exercise, 1992, 24(3):354–370.

Leave a comment

Contact

E2ST
340/10 Avenue de la Marne, Parc Europe 2
59700 Marcq-en-Baroeul

03 20 20 08 50
info@e2st.fr

SARL au capital de 10 000 Euros - Code APE : 7112B
RCS Lille - N°SIRET 529 966 269 00035

Back to Top